Guy Bandu
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Le gouverneur de Kongo Central, Guy Bandu Ndungidi est rappelé à Kinshasa, pour consultations, suite aux incidents qui se sont déroulés à Kimpese, dans le territoire de Songololo, au Kongo Central, du 29 au 30 janvier 2024, causant 7 morts et 19 blessés graves ainsi que des dégâts matériels importants.

Il n’est pas le seul à être rappelé dans la capitale congolaise, siège des institutions de la République. L’administrateur du territoire de Songololo ainsi que le commandant a.i du commissariat de Songololo.

La Commission interministérielle instituée à la demande du Président de la République, Félix Tshisekedi et le Premier Ministre, Sama Lukonde s’est entretenue du 1er au 3 février 2024, soit 3 jours, avec les autorités politico-administratives et les forces vives de la cité de Kimpese, au Kongo Central, précisément dans le territoire de Songololo pour en savoir plus, sur les incidents qui ont causé la mort de 7 personnes, comme l’a annoncé Fabrice Puela, ministre des droits humains de la RDC.

Il faut également souligner que beaucoup de dégâts matériels ont été enregistrés le 29 et le 30 janvier 2024, à Kimpese. Le ministre des droits humains Fabrice Puela a indiqué qu’après échange avec les forces vives et la visite des victimes à l’hôpital IME de Kimpese et la descente sur les différents sites de ces événements malheureux, 4 civils et 3 policiers ont été tués, 15 civils et 4 policiers ont été grièvement blessés.

Sur ce, quelques mesures ont été prises, après ces incidents, notamment le couvre-feu allant de 20 heures à 6 heures, pour permettre aux policiers et aux éléments des Forces Armées Congolaises (FARDC), d’organiser leurs patrouilles.

Notons également que la coordination interministérielle affirme avoir constaté une absence d’une bonne coordination de la sécurité par les autorités politico-administratives provinciales.

Selon elle, il y a eu un déficit de collaboration entre le service de sécurité et les autorités politico-administratives. La commission indique aussi que l’administrateur du territoire de Songololo porte une grande responsabilité avec cette passivité ainsi que le manque d’anticipation de l’autorité provinciale, malgré les rapports de sécurité envoyés par les services qui  transmettaient l’absence de toute initiative de répression des auteurs de crimes décriés par les parquets civils et militaires de ce coin de la république.

Selon la commission interministérielle, la sur facturation forfaitaire par la Regideso et la SNEL de consommation domestique et la fermeture depuis plus de 12 ans de la cimenterie de Kimpese, réduisant la population au chômage, sont à la base de ces incidents.

La commission interministérielle a fait remarquer également que le laxisme de certains éléments de la police vis-à-vis des délinquants qui créent la méfiance totale dans le chef de la population. D’où, des mesures suivantes ont été prises :

- La prise en charge par le trésor public des obsèques des victimes et des soins pour les blessés qui sont dans les hôpitaux de Kimpese.

- Le rappel du gouverneur Guy Bandu dans l’immédiat, à Kinshasa, ainsi que l’administrateur du territoire de Songololo pour consultations.

- La mise à la disposition de la justice militaire des éléments de la police et de FARDC qui ont ouvert le feu sur la population et l’organisation des audiences foraines à leur égard ainsi que le rappel du commandant a.i du commissariat de Songololo.

Dossier à suivre…

Djo Akeks