La situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, marquée par l’agression de la coalition armée rwandaise–M23/AFC, la mise en œuvre de l’accord de paix de Washington, ainsi que le renforcement du partenariat stratégique entre Kinshasa et Washington, ont été au cœur des échanges, mercredi 5 février 2026, entre le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis.
La délégation américaine était conduite par le président de cette commission, Brian Mast, assisté des élus Chris Smith, Sarah Jacobs et Gregory Meeks, selon la Présidence congolaise. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de concertation diplomatique autour de la stabilité régionale et des enjeux géostratégiques en Afrique centrale.
Selon la Présidence, au cours des discussions, le Chef de l’État congolais a mis un accent particulier sur « le respect des engagements contenus dans l’accord de paix, la protection des populations civiles affectées par le conflit, ainsi que sur la nécessité de mécanismes de suivi crédibles et efficaces pour garantir sa mise en œuvre ».
Félix Tshisekedi, à en croire la même source, a également souligné « le rôle stratégique de la RDC dans la stabilisation de la région des Grands Lacs, insistant sur l’importance de la sécurisation des minerais critiques, essentiels pour les chaînes d’approvisionnement mondiales et la transition énergétique ».
Il sied de noter que cette rencontre traduit la volonté des deux parties de renforcer leur coopération politique et stratégique, dans un contexte où la sécurité, la paix durable et les intérêts économiques convergents occupent une place centrale dans les relations entre la RDC et les États-Unis.
Jephté Matondo