Kinshasa, le 6 juillet 2025, la situation sanitaire se dégrade dangereusement dans la capitale congolaise. Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a tiré la sonnette d’alarme face à la montée fulgurante des cas de choléra, évoquant une « progression alarmante » de la maladie.
Rien que pour la semaine du 23 au 29 juin, quatre nouvelles zones de santé ont signalé des cas, portant à vingt-cinq le nombre total de zones touchées sur les trente-cinq que compte Kinshasa. Cette extension rapide de l’épidémie fait craindre une propagation incontrôlée, notamment dans les camps de sinistrés, où l’accès à l’eau potable et à l’assainissement demeure précaire.
« Nos capacités hospitalières et funéraires sont sous forte tension, et la menace d’une épidémie généralisée, notamment dans les camps de sinistrés, se dessine davantage », a prévenu le chef de l’État.
Les autorités sanitaires renforcent les dispositifs de riposte, avec la mobilisation d’équipes médicales d’urgence, l’ouverture de centres de traitement supplémentaires et des campagnes de sensibilisation dans les quartiers les plus exposés. Toutefois, les défis logistiques et le manque de ressources freinent les interventions.
Le gouvernement appelle la population au respect strict des mesures d’hygiène, notamment la désinfection de l’eau et le lavage régulier des mains, tout en sollicitant l’appui des partenaires internationaux pour contenir la crise.
Il convient de noter que le choléra, maladie diarrhéique aiguë, se transmet principalement par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. Il peut être mortel en l’absence de traitement rapide.
Jephté Matondo