Kinshasa
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Ce lundi 26 janvier 2026, les rues de Kinshasa offrent un visage inhabituel. Peu de bus, presque pas de taxis, et des arrêts bondés d’usagers désemparés : la capitale congolaise tourne au ralenti. Sur l’ensemble de la ville, la circulation des transports en commun est fortement perturbée, conséquence directe du lancement du contrôle strict des documents de bord.

Dès les premières heures de la matinée, la situation est palpable. À 8 heures 30 minutes, à l’U.P.N, la tension est perceptible. Les contrôles des permis de conduire, assurances, contrôles techniques et vignettes ont poussé de nombreux chauffeurs à retirer leurs véhicules de la circulation.

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Même constat à Kitambo Magasin, où l’absence de transports en commun est presque totale. Cette pénurie a provoqué une hausse immédiate des tarifs. Le trajet Kitambo – Gare centrale, habituellement fixé à 2 000 FC, se négociait ce lundi à 3 000 FC, voire davantage selon les heures et la rareté des véhicules.

Face à cette situation, plusieurs conducteurs dont les documents ne sont pas en règle ont choisi d’observer un mouvement de grève, paralysant ainsi une partie importante du trafic urbain.

En conséquence, la population est contrainte de faire les parcourir des longues distances à pieds ; certains restent bloqués dans les arrêts espérant miraculeusement à un transport.

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En attendant une normalisation de la situation, les Kinois vivent une journée difficile, marquée par l’incertitude, l’improvisation et la débrouille, dans une ville où le transport en commun reste un maillon essentiel de la vie quotidienne.

Jephté Matondo