Le Gouvernement provincial du Sud-Kivu a dénoncé, dans un communiqué officiel, une attaque meurtrière perpétrée jeudi 29 janvier 2026, au marché de Sange, en territoire d’Uvira.
Des engins explosifs attribués à l’armée rwandaise et aux rebelles de l’AFC-M23 ont été lancés en pleine foule, causant la mort de cinq personnes, majoritairement des femmes, et faisant plus de onze blessés.
Selon les autorités provinciales, l’attaque s’est produite aux environs de 18 heures, à un moment de forte affluence. Le communiqué qualifie cet acte de « massacre délibéré », visant des civils sans défense, en violation flagrante du droit international humanitaire, notamment des conventions de Genève.
Le gouvernement du Sud-Kivu estime que cette attaque s’inscrit dans une série de violences systématiques et coordonnées contre les populations civiles de l’Est de la République démocratique du Congo, qu’il attribue au Rwanda et à ses supplétifs du M23/AFC. Par sa nature, sa gravité et son mode opératoire, l’acte est qualifié de crime de guerre, voire de crime contre l’humanité.
Face à cette situation, l’exécutif provincial exige une condamnation internationale sans réserve, le renforcement immédiat des mécanismes de protection des civils ainsi que des sanctions ciblées contre les responsables et leurs soutiens. Il appelle également à une action concrète et décisive pour mettre fin à l’occupation et restaurer durablement la paix et la sécurité au Sud-Kivu.
Enfin, le Gouvernement provincial exprime sa compassion aux familles des victimes et assure la prise en charge médicale des blessés. Il réaffirme, par ailleurs, son engagement à œuvrer, aux côtés du Président de la République, du gouvernement central, des FARDC et des partenaires nationaux et internationaux, afin que justice soit rendue et que ces crimes ne restent pas impunis, rappelant que « le silence et l’inaction constitueraient une complicité morale inacceptable ».
Jephté Matondo