Zongo
Catégorie

Située dans le territoire de Kungu, au sein de la province du Sud-Ubangi, la cité de Dongo, chef-lieu du secteur portant le même nom, fait face à de sérieux défis en matière d’approvisionnement en eau potable, malgré son importance stratégique et son dynamisme démographique.

UNE POSITION GÉOGRAPHIQUE STRATÉGIQUE

Implantée sur les rives de la rivière Ubangi, Dongo occupe une position géographique privilégiée. Elle constitue un carrefour d’échanges commerciaux entre la République démocratique du Congo, la République du Congo et la République centrafricaine.

Grâce à cette ouverture fluviale, la cité sert de point d’entrée et de sortie pour divers produits vivriers et manufacturés. Elle entretient également des relations commerciales avec plusieurs centres urbains et ruraux voisins, notamment Zongo, Libenge, Gemena, Bobito et Bwamanda.

UNE DÉMOGRAPHIE EN CROISSANCE

Dongo est décrite comme une cité cosmopolite à forte croissance démographique. Cette dynamique s’explique notamment par son attractivité économique et sa position frontalière. L’afflux de populations, attirées par les opportunités commerciales, accentue toutefois la pression sur les infrastructures de base, notamment l’accès à l’eau potable.

DES CONTRAINTES NATURELLES ET INFRASTRUCTURES

Malgré son potentiel économique, la cité est confrontée à des difficultés majeures. Le sol sablonneux favorise des phénomènes d’érosion importants, compliquant la circulation des personnes et des biens. Dans ces conditions, les motos-taxis demeurent le principal moyen d’évacuation des marchandises.

Mais le défi le plus préoccupant reste l’accès à l’eau potable. Dans plusieurs quartiers, s’approvisionner en eau relève d’un véritable parcours du combattant. Femmes enceintes, enfants et personnes vulnérables sont contraints de parcourir de longues distances, souvent en terrain difficile, pour atteindre les points d’eau.

UN COÛT ÉLEVÉ POUR UNE RESSOURCE VITALE 

À défaut d’alternatives, une partie de la population est obligée d’acheter de l’eau. Selon des sources locales, un bidon de 25 litres se négocie autour de 1000 francs congolais, un coût non négligeable pour de nombreux ménages. Cette situation expose les habitants à divers risques sanitaires et physiques.

UN DROIT FONDAMENTAL EN QUESTION 

Cette réalité contraste avec les dispositions de la Constitution de la République démocratique du Congo, dont l’article 48 garantit à chaque citoyen le droit à un logement décent, à l’électricité et à l’eau potable.

Face à cette situation, des voix s’élèvent pour appeler les autorités compétentes à renforcer les infrastructures hydrauliques et à garantir un accès équitable à l’eau, condition essentielle au bien-être et au développement de la cité.

Samuel NDOMBI TOAKUMU