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Le gouvernement congolais affirme que les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) continuent de contenir plusieurs offensives menées par la coalition AFC/M23 dans l’Est du pays, malgré le renforcement des capacités militaires des rebelles et l’utilisation présumée de drones tactiques par l’armée rwandaise.

Cette évaluation a été présentée lors de la 97ème réunion du Conseil des ministres par le vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, qui a fait le point sur la situation sécuritaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Selon le membre du gouvernement, les forces loyalistes font face à une pression militaire persistante, mais parviennent à déjouer les tentatives d’avancée des combattants de l’AFC/M23 sur plusieurs fronts.

« En dépit de l’emploi des drones tactiques de l’armée rwandaise et du renforcement des troupes de la coalition RDF/AFC/M23 en hommes et en matériel, les unités de nos forces armées mettent systématiquement en échec les actions de l’ennemi dans plusieurs localités du Nord-Kivu et du Sud-Kivu », a déclaré Guy Kabombo lors du Conseil des ministres.

Le ministre de la Défense a également salué l’engagement des militaires congolais déployés sur les lignes de front. Il a souligné leur professionnalisme, leur courage et leur esprit de sacrifice dans la défense de l’intégrité territoriale du pays et la protection des populations civiles.

Malgré ces assurances, la situation sécuritaire demeure préoccupante dans l’Est de la RDC, une région confrontée depuis plusieurs décennies à l’activisme de groupes armés locaux et étrangers. Kinshasa continue d’accuser le Rwanda de soutenir le mouvement AFC/M23, une accusation régulièrement rejetée par Kigali.

Instauré en mai 2021 dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, l’état de siège n’a jusqu’à présent pas permis de mettre un terme à l’insécurité. Les violences armées continuent d’entraîner des pertes en vies humaines, des déplacements massifs de populations et une crise humanitaire persistante.

L’année 2025 a marqué une nouvelle détérioration de la situation avec la prise de contrôle de plusieurs zones stratégiques, notamment les villes de Goma et de Bukavu par les rebelles. Bien que plusieurs initiatives diplomatiques, accords de paix et cessez-le-feu aient été annoncés au cours des derniers mois, les affrontements et les tensions restent une réalité sur le terrain.

Face à cette situation, les autorités congolaises réaffirment leur détermination à poursuivre les opérations militaires tout en soutenant les efforts diplomatiques engagés au niveau régional et international pour parvenir à un retour durable de la paix dans l’Est du pays.

Cette version adopte un ton plus neutre, équilibré et conforme aux standards de la presse professionnelle.

Jephté Matondo