Nord-Kivu
Catégorie

Plus 70 personnes ont été tuées dans la nuit du dimanche à lundi à Ntoyo, un village situé dans le secteur de Bepere, territoire de Lubero, à proximité de la zone minière de Manguredjipa. L’attaque a été attribuée aux rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées, affiliés à l’État islamique en Afrique centrale.

Selon des sources locales, certains corps ont déjà été retrouvés par les habitants, tandis que d’autres témoignages évoquent un bilan dépassant la centaine de victimes. 

Les assaillants auraient surgi depuis le village de Musiola, à une dizaine de kilomètres de Ntoyo, avant de semer la terreur. Outre les pertes humaines, les rebelles ont incendié plusieurs habitations, un véhicule transportant des boissons et d’autres biens de la population.

Cette attaque survient malgré la présence d’une position des Forces armées de la République démocratique du Congo dans le village, ainsi que de détachements de l’armée ougandaise dans la région dans le cadre des opérations conjointes.

La classe politique n’a pas tardé à réagir. Sur le réseau social X, Promesse Matofali Yoanama, ancien député provincial du Nord-Kivu, a dénoncé « le silence coupable du gouvernement Suminwa Judith du régime Tshisekedi » face à ce nouveau carnage. 

Selon lui, « une population abandonnée à son triste sort » continue de payer le prix de l’absence de l’autorité de l’État. Il appelle le pouvoir en place à reconnaître « son incapacité » et à ouvrir un dialogue inclusif avec les forces politiques et sociales pour trouver des solutions aux maux qui rongent la société.

Cette nouvelle tuerie s’ajoute à une longue série d’attaques meurtrières attribuées aux ADF dans l’Est de la République démocratique du Congo, où les civils demeurent les principales victimes d’un conflit qui perdure malgré les opérations militaires congolaises et régionales.

Jephté Matondo