Une organisation citoyenne tire la sonnette d’alarme sur la situation humanitaire jugée critique des réfugiés congolais installés dans plusieurs camps au Burundi. La Coalition pour la paix et la cohabitation communautaire (CPCC) affirme que plus d’une centaine de ressortissants congolais ont perdu la vie en l’espace de 14 jours.
D’après les informations rendues publiques par cette organisation, au total 105 réfugiés sont décédés dans différents sites d’accueil. Ces décès sont principalement liés au manque d’abris adéquats, à l’insuffisance de soins de santé ainsi qu’à l’absence d’une assistance humanitaire régulière et adaptée aux besoins des déplacés.
La CPCC évoque également de graves problèmes de sécurité dans certains camps. Son président, Ahadi Bya Masu, cité par Radio Okapi, affirme que des réfugiés auraient été victimes d’attaques perpétrées par des individus armés de flèches et d’armes blanches, aggravant ainsi la vulnérabilité d’une population déjà éprouvée par l’exil.
Face à cette situation, l’organisation appelle les autorités compétentes ainsi que les partenaires humanitaires à renforcer d’urgence leur intervention. Selon la CPCC, une assistance humanitaire conséquente et une meilleure sécurisation des camps permettraient de prévenir de nouvelles pertes en vies humaines et de protéger les réfugiés contre d’autres menaces.
Toutefois, la situation des réfugiés congolais au Burundi reste préoccupante, dans un contexte régional marqué par l’instabilité sécuritaire et les déplacements massifs de populations fuyant les violences dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Jephté Matondo